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Les
idées neuves d'aujourd'hui circulent dans un milieu confidentiel
ou plutôt confiné. Elles sont toujours issues de petits groupes,
de marchés locaux ou parallèles.
Quand elles réussissent et deviennent porteuses de chiffre d'affaires,
elles sont absorbées par les grands groupes, retaillées pour être
utilisables par le plus grand nombre, emballées pou être vérifiables,
certifiables.
Ainsi de la mouvance Bio qui en soi est une excellente chose et
qui s'appuie sur une nécessité absolue de notre société. Mais que
dire de ses dérives qui en viennent à certifier des produits sauvages
et donc non agricoles alors que le bio est destiné à réguler l'agriculture.
Pourquoi obliger les femmes du Burkina à passer par un intermédiaire,
certifiant que la brousse est exempte de pesticide.
Ainsi du développement durable qui va maintenant entrer en bourse
puisque qu'il y aura des notations permettant à certaines entreprises
d'être agréées.
99% des laboratoires ont des rejets. Ils obtiennent des aides pour
mettre en place des épurateurs pour limiter ces rejets. Ils obtiennent
des certifications. Codina n'a pas de rejet. Donc pas d'aide et
pas de certification.
Le
commerce avait besoin d'équité. Certaines sociétés le pratiquaient
comme Mr Jourdain faisait de la prose. Et cela pas forcément par
philanthropie, mais plus par bon sens : la qualité des produits
nous permettaient de mieux travailler. En contre partie il fallait
avoir des relations privilégiées avec nos fournisseurs, donc leur
apprendre à produire, donc les conserver. Ceci est incompatible
avec une concurrence exacerbée pour faire baisser les prix.
Nous
faisions du commerce équitable sans le savoir.
Aujourd'hui
les laboratoires demandent des huiles raffinées pour imposer leur
couleur et leur parfum. Le raffinage détruit la plupart des vitamines
et nécessite donc l'emploi d'antioxydants et de conservateurs. Chez
Codina, il n'y a aucun conservateur, aucun antioxydant. Donc il
y a nécessité d'obtenir des matières premières de qualité qui n'ont
pas besoin d'être raffinées. Cette qualité a un prix et encore une
fois oblige à conserver des relations étroites avec les producteurs.
Nous n'en faisons pas une affaire de communication.
Le
bio, le développement durable, le commerce équitable sont des valeurs
sûres de notre société. Il faut aussi s'assurer de la composition
des produits pour qu'ils collent à l'efficacité annoncée. Nous estimons
que c'est la base même d'une activité responsable. C'est une attitude
de tous les jours, une manière de conduire la vie des entreprises
à taille humaine.
Michel
Pobeda
info@codina.net
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