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Huile rare contenant de la vitamine
E, sa composition riche et équilibrée en acides gras insaturés
oléiques et linoléiques en font un excellent régénérateur anti-âge.
Elle est recommandée pour les peaux sèches et abîmées.
L'arbre : L'anacardier (Anacardium occidentale,
Anacardiacées) est un arbre originaire des régions tropicales,
résistant aux fortes chaleurs mais très sensibles aux baisses
de température.
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| On
le trouve donc généralement à des altitudes assez basses. Il est
très ramifié, avec un feuillage dense et persistant et un port
globuleux. L'anacardier est une espèce spontanée, utilisée pour
le reboisement (arbre pivotant), et de plus en plus cultivée pour
son fruit : la noix de cajou. Ses exigences varient suivant
l'usage : très faibles en reboisement (il nécessite peu d'eau,
pas d'engrais ni de soins spéciaux et peut pousser dans les terrains
pauvres comme la latérite), elles augmentent en exploitation fruitière.
En Afrique, on le trouve souvent au milieu d'autres cultures.
L'anacardier commence spontanément à produire des fruits vers
5 ans mais peut le faire dès l'âge de 2 ans dans de bonnes conditions
de culture. Un arbre produit en moyenne 15kg de fruits par an
et l'arbre a une durée de vie moyenne de 20 à 30 ans. Son bois
léger est utilisé comme combustible ou pour faire des cageots,
ses cendres comme engrais, les tanins de son écorce pour tanner
les peaux et ses fruits pour l'alimentation. Il est également
utilisé pour ses propriétés pharmacologiques.
Histoire et culture : L'anacardier est originaire
du Brésil. Il a été découvert par les Portugais qui l'ont introduit
dans leurs colonies d'Afrique et d'Asie, et c'est l'Inde qui
est maintenant, et de loin, le plus gros producteur de noix
de cajou. Les rapports les plus anciens concernant cet arbre
ont été écrits par des observateurs français, portugais et hollandais.
Le naturaliste français Thévet (1558), à décrit l'arbre et fourni
le premier dessin montrant les indigènes récoltant les noix
et pressant le jus des "pommes" de cajou dans un grand
récipient. Gandavo, en 1576, a été le premier écrivain portugais
à décrire les noix et assurer qu'elles étaient meilleures que
des amandes. Beaucoup d'autres ont donné ensuite des descriptions
botaniques et des informations concernant la culture de l'anacardier
et son utilisation locale. Les indiens Tupi du Brésil appelaient
l'anacardier "acaju". Ce nom est devenu "caju"
en portugais, "cashew" en anglais, "cajuil"
en espagnol et "acajou" ou "cajou" en français.
On utilise en fait le second terme car le premier désigne aussi
un bois précieux bien connu.

Le fruit : La fructification s'effectue en deux
stades : c'est le vrai fruit, ou noix de cajou, qui se
développe en premier lieu. Ce n'est que lorsque cette noix a
atteint son volume maximum (en 30-35 jours), que le pédoncule,
jusque là normal, se développe considérablement et très rapidement,
devenant charnu et se transformant ainsi en une "pomme"
cajou, tandis que la noix, perdant de l'humidité, diminue de
volume et durcit. Le fruit de l'anacardier offre donc un aspect
inhabituel : la noix ressemble à un appendice placé sous
la pomme. Les noix sortent également de l'ordinaire : elles
sont réniformes, de 3 à 5cm de long et de 2 à 3,5cm de large
selon la variété (il y a aussi une grande diversité de couleurs
de la "pomme" allant du jaune au rouge selon la variété
cultivée). Les noix sont récoltées quand les "pommes"
tombent au sol puis sont mises à sécher pendant quelques jours.
La partie extérieure de la coque est spongieuse, contrairement
à la partie intérieure qui est très dure et adhère à l'amande.
Ces particularités rendent très difficile l'obtention des amandes
par des techniques de broyage classiques. Il faut donc les ouvrir
à la main en frappant à petits coups un endroit bien précis
de la coque externe pour amorcer une petite fente, et l'élargir
ensuite avec précautions. Une légère torréfaction facilite l'opération.
Cette manipulation se fait presque exclusivement en Inde pour
la production mondiale de noix de cajou. Elle est réalisée par
des centaines de femmes qui se protègent les mains avec des
gants ou tout autre moyen, car la coque externe du cajou contient
un liquide extrémement corrosif : le CSL (Cashew Shell
Liquid). Ce produit (appelé baume cajou en Afrique) est une
résine phénolique contenant 90% d'acide anacardique et présentant
des propriétés uniques. Il est très utilisé dans la fabrication
d'éléments de friction (freins, embrayages), l'industrie de
revétements spéciaux (peintures marines vernis, matières plastiques...)
et des insecticides. Une ouvrière peut obtenir en moyenne 6
à 12kg d'amandes (les "noix" que nous mangeons à l'apéritif)
par jour à partir d'une quarantaine de kilos de noix.
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