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En
1991, Jean-Marie Bourre dans son livre de référence "LES BONNES
GRAISSES" aux éditions Odile Jacob (1ère édition) p. 322
"
Mais plutôt que n'importe quelle l'huile... un mélange semble plus
efficace...Et dire qu'il a fallu attendre 1989 pour qu'un mélange
soit commercialisé...c'est probablement ainsi qu'a été crée le dernier
né de Lesieur ISIO4...Espérons que d'autres produits du même type
seront bientôt mis à la disposition du consommateur."
En
2003, 12 ans ont passé, des commissions ANC se sont réunies, et
dans la 3e édition de son livre "DIETETIQUE DU CERVEAU", aux éditions
Odile Jacob, Jean-Marie Bourre écrit
"
... Eventuellement un mélange de votre choix, moitié colza, moitié
olive par exemple, en attendant le frère d'ISIO4 (qui devrait contenir
beaucoup plus de colza." p. 16
Les
chercheurs prêchent-ils dans le désert ?
Force
est de constater que leurs avancées ne se retrouvent pas rapidement
sur les rayons des supermarchés.
Pourquoi ? Parce qu'il y a confusion des genres. En effet, on attribue
à l'industrie agroalimentaire la charge de la santé des populations.
Ce n'est pas son rôle. Le rôle de l'industrie est de vendre au mieux
les produits qu'elle fabrique et de satisfaire associés et épargnants.
Faire des profits est sa raison d'être. Elle est moteur de notre
société. L'industrie pense à elle.
Et
si nous pensions à nous ?
La
santé publique par une alimentation raisonnée est certes l'affaire
des Pouvoirs Publics, mais le rôle principal revient aux intervenants
de premier plan que sont les chercheurs, les diététiciens, les nutritionnistes.
C'est en raison de leur évolution quotidienne dans le vivier des
"carencés ", leurs travaux, leurs observations, leur expérience
que les orientations de santé publique doivent être définies mais
aussi relayées vers l'industrie agroalimentaire. Pour le public
même averti, les études sont souvent contradictoires. Si chacun
s'agite dans les limites de son rayon d'action, les résultats concrets
sont loin d'être satisfaisants : il aura fallu des années pour faire
passer le message qui nous arrive perverti dans son analyse, dévié
par un marketing racoleur, saucissonné dans une étiquette illisible
et habillé d'une gelule, alchimie moderne venant apaiser le dernier
mal très "tendance"... c'est la farandole de l'inutile
De
ce constat est née l'idée d'une " Coordination W3 " ...
UNE ACTION COORDONNEE Le bon sens vient souvent de la base, d'une
sorte de "coordination" militante.
La
dernière étude de consommation alimentaire individuelle portant
sur l'estimation des apports en acide linoléique et alpha linolénique
a été l'enquête INCA en 98 et 99, mais elle ne tenait pas compte
des AGPI-LC . Elle concluait à une estimation de consommation d'acide
alpha linolénqiue de 0.1 à 0.2 gr/jr et d'acide linoléique 1 à 2
gr/jour. l'AFSSA en 2001 estimait qu'il y avait " impossibilité
de s'appuyer sur l'enquête INCA pour proposer un enrichissement
en omega3 " De son côté la fameuse enquête SUVIMAX porte sur les
années 94 à 98, mais la nature des huiles végétales et des margarines
n'est pas précisée...
Les
études sont nombreuses et fouillées (voir les nombreuses contributions
de DIETECOM), mais les applications pour le consommateur quasiment
inexistantes. Depuis 8 ans, dans notre société CODINA nous fabriquons
des omega3. Nous ne comprenons pas les circonvolutions qui ont mené
à l'usage exclusif de la gelule. Pour mieux secouer l'huile comme
certain jus de fruits célèbre ou bien pour leur faire voir du pays.
Carence de bon sens ?
Autre
affaire non élucidée; les dérivés DHA et EPA depuis la nuit des
temps sont fabriqués à partir du précurseur alpha-linolénique. La
découverte des régimes esquimaux dans les années 80 a modifier l'espèce
et aujourd'hui, il semble que notre organisme ne sache plus très
bien les fabriquer.
Aux Etats-Unis, la FDA a du limiter à 2 gr/jour le maximum de longues
chaines pour cause de surconsommation, mais leurs GI en blouse blanche
ont débarqué en juin 2003 sur nos plages et les nouveaux gourous
ne jurent qu'en C20 et C22.
Et
si nous prenions simplement tous les jours le précurseur C18 comme
nos grand-parents ? Il suffirait de manger du poisson un jour par
semaine, au cas où la fainéante enzyme D6D ne fasse pas bien son
travail. Ma mère propose le vendredi (?). Mon ami Almamy est d'accord,
c'est le jour du Tieboudien, plat national sénégalais (riz + poisson).
Alors, attendre la prochaine enquête ? ou préparer une action coordonnée,
moins ambitieuse, mais pratique et concrète : Une huile de table
avec un bon goût d'huile d'olive ou de noix et quelques ajouts appropriés
(huile de chanvre, huile de cameline) peut résoudre immédiatement
le problème.
L'important
sera de faire évoluer les pourcentages :
Quel
pourcentage omega 3 / omega 6 ? quelle quantité totale ?
Interrogeons
un praticien responsable, recevant des dizaines de clients, il va
nous donner un avis empirique mais sûr et étayé.
Interrogeons 100 praticiens, une valeur statistique ressortira immédiatement.
L'idée
de la Coordination W3 est de compiler une fois par an les données
statistiques sur les omega 3 et en fonction des résultats de proposer
tout simplement une ou plusieurs huiles d'assaisonnement type. C'est
un peu primaire, mais cela fonctionne.
Si
"Vendre ce qui est fabriqué" caractérise la production agroalimentaire
industrielle, "Fabriquer ce dont le consommateur a besoin en matière
d'acides gras essentiels" est notre objectif et les deux premières
huiles sont présentées pour DIETECOM 2004 (version 2004) L'étude
annuelle sera conduite auprès d'un panel de nutritionnistes médecins
et de diététiciens permettant statistiquement de calculer l'apport
direct d'omega 3 à conseiller.
La
règle du renouvellement annuel des formules de base permettra de
disposer d'un indice tenant compte de l'évolution de l'industrie
alimentaire et des filières animales. Ce rythme annuel est important.
Après avoir subi la carence et le désintérêt, les oméga 3 vont bénéficier
d'une mode et d'un intérêt général. Avec la filière "lin" et pourquoi
pas, quelques subventions, on peut très bien arriver à l'effet inverse.
Sans "coordination", sans outils de mesure, il sera très difficile
d'analyser l'impact de la multitude de produits aux omega 3. Tous
à vos loupes et à vos machines à calculer pour traquer le niveau
adequat et les étiquettes fantaisistes... Les paramètres de l'indice
seront remis à plat pour la version 2005. Il est possible que nous
trouvions des paramètres complémentaires venant appuyer l'avis de
tous les participants. Les formules seront complétées par les études
scientifiques disponibles Les résultats seront communiqués à la
presse et tous les fabricants pourront y accéder. Concrètement,
un questionnaire a été remis aux participants de DIETECOM
2004. Il a pu être rempli sur place.
Il
pourra alternativement être rempli en ligne sur le site internet
du fabricant http://www.codina.net à partir du 15 mai 2004
Le sondage sera clos le 30 septembre 2004 et les résultats seront
analysés au 4ème trimestre pour être publiés en janvier 2005.
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