Une ceinture verte en savane africaine
Organisation Non Gouvernementale
Une approche dynamique en faveur de lenvironnement.
Une action positive sur lenvironnement : la lutte habituelle en faveur du « patrimoine terrestre » pour les forêts se traduit par une action contre le déboisement et la déforestation, cest à dire la protection des forêts existantes.
Green Belt met en oeuvre une action complémentaire : replanter.
Cette association a pour objet le financement de centres de distribution gratuite de plants favorables à la reforestation des zones sahéliennes ainsi quà la diffusion de conseils culturaux, la promotion de cultures alternatives, lassociation culture-élevage ainsi que tous les projets et études connexes comme lirrigation, le drainage et la conservation des sols, la distribution dintrants naturels et toute en général action visant à développer la vie agricole dans le Sahel.
· Un objectif clair, fort : agir pour arrêter la désertification de la savane.
· Une zone daction bien délimitée : lAfrique sub-saharienne
· Une action symbolique : les plants sont mis en terre par lagriculteur
*Diagramme 1 : Zones sahéliennes
Diagramme 1 - Source : H.G.Menshing, Désertification. Darmstadt.
Depuis les années 70, période de grande sécheresse, le mot « Sahel » est associé à désert; pourtant cette région, en arabe « sahil », représentait la « rive salvatrice. Après la traversée du désert, population, végétation et eau réapparaissaient.
Le problème du Sahel est aujourdhui celui de toute la savane. Le travail doit commencer largement au sud de cette zone. La bande de plus de 400 km de savane doit servir de barrière à la zone Sahélienne.
Lobjectif de Green Belt savère ambitieux. La limitation du développement agricole au Sahel est attribuable en grande partie, aux variations climatiques, à la mauvaise qualité des sols, mais aussi au contexte économique et social.
La pépinière type Green Belt a été conçue dans cette optique, autour de la fourniture gratuite de semences adéquates, et un centre de conseil et de formation sur le site même afin de développer une véritable dynamique de communication.
Au Burkina Faso ou le bois représente 96% de la consommation dénergie, la lutte contre la déforestation peut être mal perçue. Il est préférable doeuvrer pour la reforestation.
Analyse de lenvironnement actuel
La plupart des associations caritatives font aujourdhui appel à la générosité du public pour répondre à leur objet social. Elles engagent des frais importants pour faire appel au public puis doivent assurer les frais inhérents à la gestion de ces fonds.
Globalement, les dirigeants ont en face deux une myriade de donateurs et des fonds dont ils sont souvent seuls responsables, sans aucun contrôle effectif. Cette notion de contrôle est difficile à définir et les seuls garde-fous sont la moralité, léthique et le dévouement dont font preuve la majorité des dirigeants. Ce schéma présente deux intervenants: les donateurs dans limpossibilité de vérifier le résultat dune opération, et les associations, assurant un effort de communication nécessairement orienté autant sur la collecte des fonds que sur linformation des résultats de leurs actions.
Le concept Green Belt est résolument nouveau : une opération triangulaire
Les moyens :
- Des capitaux importants : les budgets communications des sociétés de la grande distribution, intéressées par la motivation dachat du grand public.
- Le levier pour les mobiliser : les consommateurs avertis désireux doeuvrer efficacement pour plus de solidarité.
-Un slogan mobilisateur : 1 produit acheté = 1 arbre planté
Un nouveau concept daction humanitaire :
le consommateur arbitre par son choix des produits, lindustriel finance et contrôle le projet, lassociation anime le projet.
Document 1 : Pastille Green Belt figurant sur tous les produits des entreprises partenaires de Green Belt :
· LArbitre : Le grand public en tant que consommateur :
Le Sympathisant « Green Belt » est un acteur de la société civile moderne, responsable et nous qualifierons d « Arbitre ». Sa capacité de se mobiliser financièrement nest plus suffisante pour les défis du sous-développement.. Le projet Green Belt est ambitieux. Nous préférons que notre sympathisant fasse levier en exerçant le droit de diriger ses achats sur certains produits chaque fois que cela est possible. Tout son engagement (et son seul engagement) est son libre choix des produits portant la pastille « Green Belt » à prix égal et à qualité égale. Il ne donne plus mais oriente une action humanitaire vers plus dampleur et defficacité.
Linformation et la promotion de Green Belt sont donc primordiales. Outre lappui des organisations internationales et des sociétés partenaires, Green Belt va développer différentes actions pour diffuser son message par le biais de ses membres « actifs ».
· Les membres dhonneur :
Un certain nombre de personnalités soutiennent Green Belt, et se sont engagées de part leurs accès aux différents médias à diffuser le message.
· Les membres actifs :
Un responsable sera nommé dans toutes les associations (association de consommateurs, mais aussi toute association caritative, professionnelle ou détudiants) les grandes entreprises (privées ou non), les responsables de tous les lieux de cultes, facultés, les clubs et fondations etc... sengageant a communiquer le message Green Belt.
Un tel « réseaux dinformations et de communication » nest concevable qua lintérieur dune organisation du type de Green Belt, aucune contribution financière, la seule contribution est de faire savoir quaujourdhui tout consommateur à la possibilité et le devoir dutiliser un statut qui lui revient de droit : Il est électeur dans la vie politique, mais exerce aussi ses droits dans la vie économique.
· Le Financier : Les sociétés privées du monde économique :
Le budget dune multinationale est plus important que celui de beaucoup de pays, mais qui peut influer sur laffectation à une action humanitaire dun pourcentage même minime ?
Le financement des projets « Green Belt » est assuré principalement par les sociétés commerciales, industrielles, agricoles, de services, cest-à-dire tous les intervenants de la vie économique. Ces sociétés ont des budgets de communication et de publicité très importants et se doivent de prouver que la totalité de ses budgets nest pas destinée à la vente. Une société privée nintervient pas uniquement par philanthropie dans le domaine humanitaire, elle aspire avant tout à créer de nouvelles motivations dachats pour augmenter sa part de marché.
Lindustriel aura devant lui un arbitre : le consommateur responsable. Une interactivité sinstaurera entre lindustriel qui veut vendre et lacheteur qui souhaite que cet industriel soccupe dhumanitaire. Le consommateur, « arbitre », fera levier à travers ses achats sur le financement de lhumanitaire.
Il faut aussi noter que lentrepreneur privé a été absent des organisations non gouvernementales. Il peut aujourdhui amener un élément nouveau dans cette action par son pragmatisme et la notion dobligation de résultats, objectif incontournable de lentreprise privée.
· LAnimateur : Lassociation Green Belt
Lassociation anime le projet humanitaire.
Son bailleur est un financier, responsable dun budget et dobjectifs, qui exerce automatiquement un contrôle sur le projet dont la réussite va fortement influer sur ses propres résultats.
(Nous pouvons faire confiance aux sociétés privées responsables de leur budget et des résultats de leurs investissements pour quelles veillent au bon déroulement des projets financés.)
Lassociation se doit de trouver de nouveaux financiers. Il y a encore interactivité.
Lassociation émane des sympathisants. Nous sommes bien dans une interactivité en triangle où chaque pôle reçoit et donne.
Lassociation anime son réseau de sympathisants à travers son site Internet qui assure un va-et-vient permanent des informations (les commentaires et contacts par message Email dont le coût est très faible).
Lassociation bénéficie du soutien des organisations internationales ou de sociétés « Partenaires » pour se faire connaître et diffuser le message «Green Belt »
Ses projets sont élaborés par les membres du Conseil dadministration en collaboration avec le Comité dexperts Green Belt.
La crédibilité de Green Belt
La condition sine qua non pour que ce projet aboutisse et que le plus grand nombre y participe est une gestion simple et transparente.
Afin déviter toute ambiguïté Green Belt à donc créé lopération triangulaire, et a ainsi permis le contrôle de lindustriel sur le déroulement du projet Green Belt étudié par son Comité dexperts, puis au consommateur de peser sur lindustriel.
Green Belt ne veut pas devenir une machine lourde et revenir aux traditionnelles oeuvres caritatives dont une partie du budget est consacré à la gestion centrale ( en moyenne 40% dans les grandes organisations ). Cest pourquoi lassociation fonctionnera par le biais de comptes-projets.
· Le Compte-projet :
La gestion du projet est simplifié au maximum et le financement ne transite pas par le compte principal de lassociation. Sur autorisation du Conseil dadministration, lexpert responsable du projet ouvre sur place un compte-projet, alimenté directement par la société partenaire du projet en question. Ce compte-projet sera le reflet de laction sur le terrain et lobjet dun contrôle par lassociation dune part et par la société partenaire dautre part lengagement de Green Belt étant de transformer les fonds reçus en plants distribués.
La création de ces comptes-projets permet à Green Belt et son Comité dexperts de mettre en oeuvre un grand nombre de projet, de pépinières dans un premier temps mais aussi de tout projet visant a développer la vie agricole, économique, sociale ou culturelle au Sahel en étant sûr de faire face à ses engagements.
Limage Green Belt permettra de réunir des personnes désireuses de participer à laction de lassociation, de collecter et de concrétiser des projets, quelque soit leur provenance, par le biais dentreprises souhaitant créer de nouvelles motivations dachats.
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LACTION : Le fonctionnement sur le terrain.
Les initiateurs de Green Belt ont longtemps parcouru le Sahel pour constater :
- quen 20 ans la savane sest désertifiée.
- que les projets efficaces nétaient pas les plus grands.
- que de nombreux projets préparés en Europe restaient à létat embryonnaire.
Par contre, des actions commerciales non caritatives ont modifié des situations préoccupantes. Les exportations de noix de cajou sont passées en quinze ans de 5.000 à 100.000 Tonnes en Afrique de lOuest. On peut estimer que 10 millions darbres ont ainsi été plantés. Ce type de développement doit être accompagné pour être pérenniser.
La culture des peuples sahéliens est basée sur la communauté villageoise. La notion de haies, de barrières nexiste pas. Aujourdhui les mentalités tendent à se modifier. La notion de propriété individuelle se répand. En accompagnant ces changements nous pouvons accélérer le reboisement. La création dun « bocage » de savane à travers la création de haies, darbres délimitant les terrains peut modifier les paysages et inverser le courant actuel de la désertification en intéressant lagriculteur.
La fertilité des sols en serait améliorée, cette création de « haies » est une méthode agricole traditionnelle pour combattre lérosion ( buissons protégeant du vent et arbres dispensant de lombre ) et permettre des récoltes plus fréquentes.
Les arbres jouent un rôle déterminant pour la régénération des substances nutritives du sol. Les substances minérales stockées dans un arbre sous forme de débris de bois, de fruits, de bois mort, de racines en décomposition et de substances nutritives, que la pluie entraîne vers le sol sont restituées à la terre.
La savane manque darbres rustiques, demandant peu deau.
Les premières actions Green Belt seront dans un premier temps axées sur 3 cultures complémentaires :
· Lanacardier :
Il a déjà fait ses preuves dans la stabilisation des sols grâce à un système radiculaire pivotant et senfonçant profondément dans le sol. Les réseaux de racines allant en profondeur contribuent à ce que les substances nutritives atteignent les couches de terre supérieur en les enrichissant. La sélection de semences et la distribution gratuite des plants préparés, peuvent être réalisées par des micro-projets « pépinières » qui assureront les conseils culturaux. Le développement dun « bocage » sahélien permettrait la reconquête des zones de savanes.
La principale culture dexportation est aujourdhui le coton. Cette culture est gourmande en engrais et en insecticides et la production mondiale atteint des sommets laissant entrevoir des lendemains moins prospères pour les pays producteurs en Afrique sub-saharienne.
« Il convient tout autant dimputer la responsabilité aux agronomes tant locaux quinternationaux qui ont planifiés des cultures dexportation telles que le coton.... »
Survivre au Sahel (Leisinger / Schmidt / ISNAR ( Service International pour la recherche agricole )
Les besoins soulignés par les Centres Internationaux du Groupe de Consultation pour la Recherche Agricole (GCRAI) sont en partie des oléagineux et des plantes fourragères.
La recherche de cultures alternatives est urgente. Green Belt a deux projets :
· Le chanvre :
A travers une solide expérience française de production de semences non psychotropes produites selon les directives de Bruxelles il est possible dorganiser la production dune culture ne demandant que très peu dintrants et dinsecticides et reconnue pour reconstituer les sols épuisés. Lutilisation de la fibre pour le textile et le papier et de la graine pour lhuile alimentaire est une solution dattente pour les champs de coton avant de retrouver une culture dexportation. La mise en friche de millions dhectares de terre exsangue serait dramatique.
Jusquau XXem siècle, les pionniers et les fermiers américains semaient du Chanvre pour nettoyer la terre ou comme culture de jachère, ou encore après les feux de forêt, pour empêcher les glissements de terrain et le ruissellement.
Les graines de Chanvre déploient des racines de 25 à 30 centimètres de long en 1 mois seulement ( en comparaison lorge et le seigle ne développent quune racine de 2.5 centimètres au cours de la même période ). Le Chanvre a également lavantage de fragmenter les sols compactés.
La possibilité de réintroduire une industrie non polluante est un élément de première ordre.
· Le moringa :
Lutilisation de cette huile est en progression en Europe, mais surtout, lutilisation des tourteaux est très efficace pour le nettoyage biologique de toutes les eaux stagnantes. La création de points de rétention deau (politique ayant porté ses fruits dans le Nordeste brésilien avec le creusement d « açudes ») va de pair avec lutilisation de produits biologiques permettant aux point deau de ne pas pourrir.
Ces projets seront étudiés par le Comité dexperts de Green Belt.
Le Comité dexpert : Cest le bras exécutif de lassociation. Les experts ont un double contrat. Globalement ils font partie du Comité dexperts et sont consultés pour tous les aspects techniques des projets, dont ils ne sont pas nécessairement à lorigine.
Ils se tiennent et sont tenus au courant de lévolution générale des dossiers Green Belt et apportent leurs compétences spécifiques.
Ils sont aptes a diriger ce type de projet agricole et à contrôler un réseau de techniciens sur place (VSNA par exemple). Pour chaque projet pour lequel ils ont été nommés, ils passent un contrat particulier fixant les détails du projet, ses objectifs précis et les engagements réciproques de Green Belt, de la société partenaire et de lui-même. Lexpert devient alors le pilote de lopération et il doit en référer autant à lassociation quà lentreprise partenaire.
Le Comité dexperts est dirigé par M. Pobeda Michel, expert en produits tropicaux auprès de lONUDI, ayant déjà effectué plusieurs missions en Afrique de lOuest et participé à des créations de pépinières. Il sera entouré dexperts ayant toutes les expériences concrètes dans le domaine dintervention de Green Belt.
Exemple de plantation en Pépinières (Anacardiers)
· Les noix sont plantées une par une dans de petits sacs en plastique
· Premières pousses, environ 3 semaines
· Levée des jeunes plants prêts pour la transplantation
Le premier dossier de lassociation est la conception du bocage type avec :
· un verger-pépinière danacardier permettant dès sa création la distribution de plants sélectionnés, (document 3)
· une parcelle de chanvre,
· une parcelle de moringa,
· un/plusieurs puits
(En fin dopération et sous réserve de lorigine des droits fonciers, le bocage deviendra propriété de lagriculteur.)
Lobjectif de Green Belt est de disposer de centres de distribution de semences rapidement opérationnels, servant dexemples et den assurer leur pérennité.
· Le Bocage :
Chaque bocage peut distribuer 60.000 plants par an en moyenne sur 3 ans. (20.000 /60.000 / 100.000 ). 100.000 plants sont produits par 500 kilos de semences.
Un VSNA peut suivre un très grand nombre de bocage dans une même zone. le coût de la création dun Bocage est estimé à 50.000 F.
Son entretien pendant les cinq premières années est estimé à 5.000 F./an.
Le coût dun VSNA est estimé à 200.000 Fr. par an.
Son coût est amorti sur 20 bocages minimum.
Le suivi de 5 VSNA pour un expert peut représenter un coût de 500.000 fr. par an avec un voyage sur place.
Soit pour 100 Bocages Expert 500.000
5 VSNA 1.000.000
Bocages création 5.000.000
Bocages Entretien 500.000
------------
Total 7.000.000
Soit un coût par bocage de 70.000 F. pour la première année puis de
20.000 F. /an
CONCLUSION :Il est reconnu aujourdhui que la désertification nest pas le résultat de la progression impitoyable du désert. Elle est déterminée en grande partie par la situation locale des régions arides et semi-arides, et leurs diverses conditions microclimatiques et socio-économiques.
La situation nest pas irrémédiable, et le mythe du Désert progressant a été et doit être oublié ; mais des actions concrètes et immédiates sont nécessaires.
Lhomme joue un rôle actif dans le processus de désertification (le mot composé désertification est fabriqué à partir des mots latins « facere »: faire et « desertus »: désert) et se doit de jouer un rôle similaire dans celui de la reforestation.
Cest pourquoi le phénomène de désertification ne sétend pas des régions désertiques peu peuplées aux savanes ou aux steppes, au contraire, lorigine de ce processus se trouve dans la savane et dans la steppe, qui sont des régions écologiquement fragiles et densément peuplées .
Les résultats des O.N.G. ont été probants; flexibles et à lécoute des populations locales elles ont connues un taux de succès extraordinaire (Rapport du Club de Rome).
Pour pouvoir mener une action de développement durable, tant du point de vue économique, que social ou écologique; il est nécessaire que lEtat, le secteur privé, les spécialistes et les O.N.G collaborent, et quune véritable interactivité soit la roue motrice de laction Green Belt.
Cest le concept Green Belt :
· une Organisation Non Gouvernementale et indépendante qui permet la réalisation de projets mis en place et contrôlés par un Comité dexperts
· lutilisation de fonds du secteur privé contrôlés par chaque donateur
· lappui des organisations internationales et gouvernementales
une dynamique entraîné, motivé et relayé par tous.
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